Filou un jour, filou toujours.

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Tenaka Khan
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Filou un jour, filou toujours.

Message#1 » 18 Déc 2017, 19:57

Saor se ressassait les derniers semaines qui avaient été forte en émotions jusqu'à ce que la justice divine en décide autrement. Il faut dire que cet homme aimait briser la monotonie du quotidien d'un bandit des routes. Et faire partie d'une plus grande entreprise jouissant du malheur des autres avait été attractif. La chance d'une vie qui avait tournée court. Il faut dire que ce n'est pas tous les jours qu'un truand notoire arrivait a tirer son épingle du jeu en devenant capitaine a la tête d'une armée de 3000 têtes capable d'harceler la vie des barons locaux. Forcément avec de si grands projets porteurs, il avait signé.

Hélas, même si ces souvenirs laissaient un sourire fin et rêveur sur son visage, la vérité était la, il croupissait dans une geôle insalubre, suspendu dans le vide au beau milieu de nulle part. Caressé par l'air frais et côtoyant les corbeaux, seuls êtres vivants osant s'approcher de la cage cubique en fer forgée. Attendant qu'une bonne âme vienne le nourrir ou le libérer. Lui, emprisonné là, échappant ainsi a la pendaison, comme quelques autres éparpillés dans les baronnies afin de donner l'exemple. Après qu'un détachement de l'armée du roi décide de répondre aux pleurs d'un petit baron et vienne rouler sur cette armée de malfrats pour les envoyer six pieds sous terre.

Ses pensées étaient tournées vers sa vieille amie d'enfance qu'il avait perdu de vues alors qu'il faisait encore les 400 coups ensemble. Rêvant de la voir venir a sa rescousse alors que son ventre affamé grognait. Même si c’était improbable, il s'imaginer la voir user de ses talents pour subtiliser la clé qui lui offrirait la liberté a nouveau, n'ayant nulle envie de finir ses jours avec les corbeaux. Aussi, appelait-il l les voyageurs qui longeait sa route, espérant que l'un d'eux daigne a trouver un forgeron pour ouvrir les gonds de sa cage par la force.

Mais une chose est certaine, personne n'en avait rien à faire d'un condamné, d'un brigand.

De voleuse et criminelle de bas-fonds à mercenaire, Liv était passée par bien des étapes avant de se trouver au poste de capitaine de la garde. C’était là un parcours sans doute atypique mais c’était la roublardise, l’espièglerie au combat et surtout l’expérience tactique militaire acquise dans les compagnies mercenaires qui lui avaient permises de prendre un tel poste. Cela faisait maintenant cinq années qu’elle avait rejoint la garde de Ciudalia et avait progressivement monté les échelons. Evidemment, elle ne comptait pas s’enliser dans de telles activités et comptait bien monter encore e grade. L’idée d’une fonction au sein de la garde rapprochée du consulat n’était pas déplaisante. Le moins évident dans tout cela était de convaincre ses employeurs qu’une femme pouvait aussi bien faire l’affaire. Il se trouvait justement que la fille d’un consul briguait le poste de son père vieillissant.

Les promotions à venir semblaient donc assurées mais alors qu’elle revenait d’une mission de patrouille aux abords de la cité sur ordre dudit consul suite à quelques alertes de marauds, on lui rendait compte d’un criminel fait prisonnier quelques jours auparavant. La sentence était tombée bien rapidement et ce dernier attendait son jugement suspendu à une prison sur une colline avoisinante. Liv n’aimait pas vraiment les façons de faire de la garde concernant les délits du genre et ce qu’elle exécrait plus encore étaient les jugements hâtifs dont étaient enclins ses subordonnés. Au lieu de chercher repos à ses casernements, elle se mit donc en tête de trouver la paperasse qui confirmait l’emprisonnement puis de rendre visite au concerné.

Quelle ne fut pas sa surprise de trouver dans la cage en fer forgé un visage familier ! Les sourcils froncés et l’air perplexe, la jeune femme mit un moment à détailler le faciès qu’elle semblait reconnaître croyant que l’obscurité lui jouait des tours. Combien d’années étaient passées depuis la dernière fois qu’elle avait croisé un tel regard. Au bout de quelques secondes, Liv se racla la gorge afin d’attirer l’attention du prisonnier qui ne l’avait vu venir. Elle haussa un sourcil afin de marquer sa surprise. Un sourire relevait un coin de ses lèvres.

- Si je te manquais autant, tu aurais pu me rendre visite directement plutôt que d’atterrir dans mes geôles, non ?

Les bras croisés sur sa poitrine, elle le reluquait avec une lueur espiègle dans le regard. Les galons sur ses épaules brillaient ostensiblement, marquant son grave et sa fonction. Malgré la crasse et la position pour le moins délicate, son ami ne semblait pas avoir changé d’un poil.

Liv porte une chemise de toile fine blanche boutonnée sur le devant ainsi qu’un pantalon noir de toile épaisse dont la coupe ajustée relève élégamment ses formes. Par-dessus cela, elle porte une veste en laine noire cintrée à col empire fermée par une série de boutons argentés et dont les épaules sont relevées par des barrettes argentées indiquant son grade et sa fonction. Quelques broderies discrètes parsèment également les bords des manches et le col. La jeune femme porte des bottes montantes d’un noir lustré et aux semelles épaisses. Une ceinture en cuir noir retient un sabre de cavalerie d’une facture très modeste ainsi qu’une dague qu’elle retient à l’horizontal au creux de ses reins. A noter qu’elle ne porte aucun couvre-chef et que ses cheveux sont retenus négligemment en arrière si bien que quelques mèches retombent sur son visage et ses épaules ce qui contraste avec le reste de sa tenue impeccable. Dès qu’elle le peut et qu’elle est en intérieur, elle se débarrasse de sa lourde veste et de son encombrant sabre et relève aussitôt les manches de sa chemise sur ses avant-bras.

Il fut surpris de réaliser qu'il ne l'avait point vu venir. Elle avait toujours ces merveilleux pas de louve. Et il faillit même en sursauter. Et pour lui répondre, il commenca par lui dire simplement :

- Liv, la seule personne au monde capable de me surprendre dans le dos. La seule femme qui est plus douée à ca que les hommes eux-même. Non, attends, il faut que je corrige puisque tu es plus douée qu'eux et dans bien des domaines où ils sont passés maître. Mais bon, avec tout tes trucs qui brillent, on doit te voir arriver à des lieues à la ronde sous les éclats lunaire. Ca doit pas être vraiment pratique pour effectuer quelques nobles larcins. Autant demander à un centaure d'aller voler un bijou avec ses sabots.

Il éclata d'un rire tonitruant à l'idée puis prit une pause et fini par la regarder de bas en haut. Jaugeant la jeune femme de ses yeux sombres.

- Tes geôles ? Tu es passée de reine des voleuses à reine des cohortes armées ? Je suis certain que t'es jamais grimpée sur mes hanches dans une cellule à corbeaux suspendue dans les airs. C'est pas la plus belle manière de te rendre visite, tu trouves pas ?

Répondit-il pour répondre à la lueur espiègle dans son regard. Il inspira et eu un regard lointain à propos de sa condition. Il savait pertinemment que juché la haut, il avait de la chance. Ces terres étaient cruelles et beaucoup y passaient sans jugement.

- J'ai de la chance au final. Beaucoup ont été pendu sans même avoir l'ombre d'un procès. Au final, en étant laissé là à crever de faim, j'ai toujours une faible chance de m'en sortir. On aurait pu aller loin avec toi. Où tu étais passé pendant tout ce temps ? Ce capitaine avait un énorme potentiel. On était une véritable armée. Il nous manquait les fesses de Liv et surtout son cerveau. Du coup, on s'est fait littéralement massacré. Bref... sors moi de là... J'ai la dalle...

Finit-il sous un air épuisé. A moitié caché par sa longue chevelure noire et crasseuse d'une longue semaine passée dans cette foutue cellule. Une chemise qui était blanche marquée par les quelques tortures et cognures qu'il avait subit avant qu'on le mette la haut. Un pantalon de cuir marron et des chausses. Il était grand et dépassait Liv. On lui avait même pris sa ceinture de cuir pour être certain qu'il ne se pende pas avec. Et les journées passées statique au soleil avait faiblement marqué son visage naturellement pâle.

Son vieil ami, roublard et mercenaire de moyenne envergure, n’avait certainement pas perdu son sens de la flatterie. Même renié, condamné et suspendu dans une cage en fer depuis plusieurs jours, il ne pouvait s’empêcher de lancer quelques compliments à l’égard d’une tête familière. Tête qui était, au passage, capable d’ajourner sa sentence ou du moins de le sortir du guêpier dans lequel il s’était fourré. Ainsi, la principale concernée par toutes ses louanges se contenta de rester les bras croisés sur sa poitrine et de secouer légèrement la tête avec un sourire. Il n’avait pas changé.

- Je ne joue plus forcément la carte de la discrétion aujourd’hui. Plutôt celle de l’intimidation d’ailleurs, commença-t-elle pour rebondir sur le sujet de son uniforme pour le moins clinquant, ce qui ne semble pas avoir été ton fort sur ce coup-ci par ailleurs, laissa-t-elle filer avec un sourire venimeux.

Elle avait lu le rapport en diagonale et les raisons de l’emprisonnement semblaient relativement floues mais elle faisait état de mercenaires en déroute. A présent, elle pouvait comprendre un peu mieux le nœud du problème et en éprouvait une certaine tristesse. Se pouvait-il que la compagnie qu’elle avait connue ait trouvé fin de cette manière ? Puis les questions de son vieil ami lui revinrent en mémoire et surtout, plus vivace que le reste, le souvenir du capitaine qui avait pris le commandement de la compagnie.

- Ce capitaine dont tu parles était surtout une sacrée enflure, il a été la raison de mon départ et j’espère qu’il n’est pas directement celle de ton emprisonnement.

La colère dans son regard s’était éteinte aussi rapidement qu’elle était apparue. L’heure n’était pas à ressasser de mauvais souvenirs. Elle fit un geste vague de la main puis soupira.

- Allons bon, on va pas rester à discuter comme ça. J’ai un cheval à seller, une chambre qui m’attend et une bonne nuit de sommeil devant moi, donne-moi une bonne raison de te descendre de ton perchoir et de te sauver la mise vieux frère.

Il ne pouvait pas le renier, elle avait raison, elle et son sourire venimeux. Il était dans de sales draps dans cette cage et il allait surement y rester. Et il roula des yeux pour répondre à sa pic en répondant :

- C'est le problème quand on est trop nombreux, c'est plus compliqué de faire profil bas et dès qu'on se fait rouler dessus, on a plus vraiment trop le choix entre la mort et la mort par perpétuité.

Il haussa les épaules et posa son regard sur les cuisses de Liv en disant :

- On aurait quand même eu besoin de tes petites fesses. Même si ça s'est mal terminé quand tu es partie. Je ne reviendrais pas sur ce que j'ai dit à l'époque. Il ne fallait pas faire attention aux "détails". On est des malfrats, pas des enfants de choeur.

Puis il revint sur la question qu'elle lui posait :

- Oui oui, je sais, tu dois vivre dans un palais à l'heure qu'il est. Bref, s'il te faut une bonne raison, j'en ai une. Je crois que j'ai besoin d'un bon bain. Je dois tellement puer la mort que les corbeaux n'osent même pas approcher. Mais apparemment, ca tombe bien, tu as réservé une chambre. En voila une bien bonne raison qui me permettrait d'être mieux présenté et lavé quand la mort viendra. Tu sais, les derniers voeux, le dernier repas, la dernière fille de joie, le prêtre et tout le tralalala.

Finit-il. Il n'était quand même pas décidé à l'implorer, car il restait fier, une fierté qui allait le tuer, assurément. Et une fierté qui détrempait dans le regard qui perça celui de Liv.

Liv secouait légèrement la tête, les bras toujours croisés sur sa poitrine. Quoiqu’elle en dise son vieil ami n’avait pas changé de ce point de vue-là, fier et borné il ne s’abaisserait jamais à lui demander quoi que ce soir ; même dans cette situation. Elle avait beau avoir changé drastiquement de train de vie, la jeune femme n’avait pas le cœur à laisser cependant Saor croupir dans cette cage d’autant que le dossier à son propos paraissait bien mince. Evidemment, elle le connaissait suffisamment pour savoir qu’il méritait d’une certaine façon son sort mais, pour l’heure, l’absence de preuve probante pouvait jouer à sa façon. Saor ne mourrait pas de sa main ou de sa volonté. Et c’était donc sur cette décision que la jeune femme poussa un long soupir avant d’actionner le mécanisme permettant la descente de la cage. Celle-ci descendit mollement puis chuta un peu lourdement lorsqu’un cran sauta à moins d’un mètre du sol. Alors qu’elle fouillait parmi son trousseau de clés, la jeune femme grinçait quelques imprécations à l’adresse de son ancien ami.

- Tu vas sortir de là, faire une toilette et on discutera quand tu ressembleras enfin à quelque chose d’humain. J’aviserais à ce moment-là si tu dois encore vivre une journée supplémentaire.

Bien évidemment, sa dernière menace n’avait aucune consistance et Saor pouvait le deviner aisément. Les traits de la jeune femme la trahissaient plus certainement que le ton acide qu’elle employait. Un sourire relevait le coin de ses lèvres alors qu’elle ouvrait la cage et donnait un coup de pied dans la porte pour l’ouvrir en grand. Saisie par l’odeur, elle recula vivement et invita son ami à sortir de lui-même. S’il comptait sur une accolade ou une démonstration affectueuse, il devrait compter sur une bonne toilette au préalable. De toute manière, Saor connaissait suffisamment la jeune femme pour savoir qu’elle n’était pas particulièrement démonstrative. Elle désigna une direction du menton.

- Mon cheval se trouve là-bas, en contrebas. T’as l’air en sale état alors jte laisse monter dessus, t’as juste à te laisser traîner jusque là-bas, tu y arriveras ?

Liv n’attendait pas vraiment de réponse, déjà elle refermait la cage et la relevait avant de prendre la direction indiquée. Une vingtaine de mètre plus loin, on découvrait sa monture attachée à une clôture qui les attendait patiemment. Cette dernière les accueillit en agitant mollement les oreilles et en relevant la tête. Si l’odeur de Saor l’incommodait lorsqu’il se hissa sur elle, la brave jument n’en montra rien et suivi docilement sa propriétaire qui la tenait en longe.

- J’ai lu un peu les chefs d’accusation à ton encontre, c’pas bien solide. Raconte-moi un peu ce qui t’a emmené à te balancer au bout de ce perchoir.

Le voleur savait pertinemment qu'elle n'était pas sérieuse dans ses menaces mais fut quand même surpris de sentir la cage descendre puis.... dégringoler.Comme si la liberté avait décidé de se faire surprenante. Quand à l'accolade rebutante, il comprenait bien que même un ours n'aurait eu point envie d'enrouler ses grosses pattes autour de lui et alla directement de l'étape "Dégourdissage des jambes depuis trop longtemps battantes dans le vide." à l'étape "Grimper à cheval." Il la laissa tirer la longe ne sachant point où elle avait décidé d'aller et alors qu'elle continuait la conversation, il se laissait aller à caresser de son regard cette croupe féminine alléchante qui dansait à chaque pas sous son nez. Et bon dieu que ces formes moulant le pantalon lui donnait envie d'y mettre la main. Et s'il était affamé, ce n'était pas seulement de nourriture mais aussi de chaire. Il avait passé un certain temps la haut et n'avait point eu la chance de cotoyer quelques cuisses féminines. Et le changement foudroyant lui ouvrait l'appétît.

Sur la route, il répondit tout de même d'un ton calme à ses exigences en racontant comment il était arrivé enfermé dans une cage. Expliquant tous les délits qu'il avait bien pu commettre et les crimes qu'avaient commis cette armée de bandits. Puis, il expliqua qu'il était conscient qu'il n'était pas innocent et qu'il avait même participer aux plus gros coups étant donné qu'il avait un peu plus de cervelle que les autres. Et qu'il comprenait qu'on puisse lui en vouloir et que bien des gens auraient aimé le voir pendu, avec les autres. Mais la vie était ce qu'elle était et il était libre à présent.

Puis finalement, ils arrivèrent à un gros village et Saor demanda à Liv :

"Arrête toi devant cette enseigne. Il y a des baignoires en bois où les gens viennent se faire récurer par des "Laveuses". Je vais aller me faire "récurer". Ca te dérangerait d'apporter mes affaires aux lavandières et d'aller faire une course pour moi pendant que je me fait dépucer ? Je doute que tu aies envie de voir mon corps svelte au grand jour."

Attendant sa réponse, il flatta l'encolure de la jument et donna une adresse à Liv en disant :

"Il y a quelques affaires à moi dans une malle là-bas. C'est l'une de mes "caches" préférées alors fait toi discrète."

Puis, il l'invita à le suivre à l'intérieur de l'édifice afin d'être guidé jusqu'à une baignoire en bois où un linge coulé dans l'eau recouvrait l'intérieur de la baignoire et de ses bords. Et commença à se déshabiller malgré la probable présence de Liv qui devait attendre ses affaires sales. Enlevant chemise, ceinture, chausses et pantalon en cuir jusqu'à se retrouver nue, les fesses et le dos offerts aux regards indiscrets. Avant de finalement plonger dans l'eau chaude pour laisser les mains expertes s'occuper de frotter son corps et son interminable chevelure.

Liv écoutait les explications de son ancien frère d’armes sans rien dire. Ce dernier ne cherchait pas spécialement à enjoliver la situation ou à se cacher derrière des mensonges. Si elle pouvait lui reconnaître une chose, c’était l’honnêteté et la franchise dont il avait toujours fait preuve à son égard. C’était la raison même pourquoi elle avait appris à l’apprécier et pourquoi elle n’avait pu se résigner à le laisser se balancer dans sa cage. Cependant, lorsqu’ils parvinrent à hauteur du village et qu’il se mit à lui déblatérer tout un tas de consignes, elle ne put retenir un grognement mécontent. Avant qu’elle n’ait pu émettre la moindre protestation, Saor se dirigeait vers les bains. Elle lui emboita donc le pas en grimaçant et jeta des regards circonspects aux alentours. L’éclat féroce qui brillait dans ses prunelles se posèrent sur les lavandières qui eurent un léger mouvement de recul.

- Bien, grinça-t-elle entre ses dents alors que l’une d’elle lui tendait les vêtements sales.

Bien évidemment, elle n’avait pu manquer le spectacle que lui avait offert Saor alors qu’il se dévêtait. Elle se souvenait de lui comme plutôt bel homme et ne fut pas déçue du spectacle. Elle continuait pourtant de froncer les sourcils et d’afficher une mine renfrognée lorsqu’elle sortait les vêtements sous le bras et sans un mot pour le prisonnier qu’elle venait de libérer. L’espace d’un instant, elle fut tentée de regretter son geste mais elle se ravisa. Nul doute que Saor lui porterait une agréable compagnie pour la soirée et aurait un tas d’histoire à lui raconter sur l’ancien temps car s’il était un beau parleur, il était aussi un formidable conteur.

Une fois l’ensemble de ses tâches effectuées, elle revint avec des vêtements propres qu’elle avait choisi dans ses effets personnels. La jeune femme avait par ailleurs été tentée de se servir dans ceux-ci, impressionnée par la petite collection de bijoux et autres produits luxueux mais elle n’en avait rien fait. Les années de grappilles et autres méfaits étaient désormais loin derrière elle, du moins c’est ce qu’elle cherchait à se convaincre alors qu’elle rejoignait les bains. Saor se trouvait debout, en train de se faire sécher par quelques jeunes femmes dont certaines étaient pour le moins séduisantes. Ce dernier fermait les yeux, un sourire flottant sur les lèvres. Liv se racla la gorge pour annoncer sa présence puis jeta le paquet qu’elle tenait sous les bras. Il s’agissait de vêtements propres ainsi que d’une bourse dont la monnaie devait être suffisante pour payer le service des lavandières.

- Je dois avoir quelques trucs à manger chez moi. Allons-y.

Sa voix s’était faite un peu brusque, légèrement bourrue. Pourtant loin d’afficher une mine renfrognée, elle détaillait sans pudeur le corps que Saor offrait à sa vue. Quelques cicatrices semblaient s’être ajoutées çà et là ainsi que les marques du temps mais, dans l’ensemble, il n’avait pas trop changé.

- Ca te va plutôt bien les cheveux longs finalement, lâcha-t-elle avant de s’en retourner avec sourire et de l’attendre à l’entrée des bains.

Saor ne remarqua pas les regards de Liv au début, étant donné qu'il avait le dos tourné quand il entra dans le bain. Et la pudeur s'était envolée lorsqu'il fut immergé car l'eau transparent formait comme un voile pudique psychologique alors qu'on pouvait clairement voir son corps et ses attributs à travers. Il sourit en coin suite à ses regards d'agacement, il faut dire qu'il avait chargé la mule sous la forme d'ordres, elle ne devait plus avoir beaucoup l'habitude de recevoir des ordres à la vue de son statut. Puis, il se laissa prélasser un temps dans le bain malgré sa faim grandissante. Laissant les dames faire leur travail. Et il dut finalement sortir de cette eau tiède qui était bonne à changer. Laissant ces jeunes femmes rincer son corps meurtrie par la détention. Et effectivement, il eu un sourire flottant quand il sentie les doigts fins courir sur son corps, le chatouillant par endroit, l'excitant par d'autres.

Puis le rêve se brisa à l'arrivée de Liv.

Cette dernière lui promettait de quoi remplir son ventre aussi ne put-il résister à l'appel et entrepris de se rhabiller tandis que son amie était en train de la reluquer. Il écouta ses remarques alors qu'il finissait de brosser sa longue chevelure pour finir par prendre quelques piécettes dans la bourse et les poser sur le comptoir. Habillé d'une chemise de lin blanc au col fendu, ouverte sur le devant à cause du lacet laissé délié. D'un pantalon de toile noire épaisse et de bottes de marches de cuir. Il vint passer les manches longues du manteau de laine noire à la coupe ajustée avec un col large pour finir par réhausser les manches au-dessus de ses coudes. Le manteau pouvait se fermer sur le devant tel un kaftan à l'aide de boutons de bois retenant des pans croisés mais il n'en fit rien. Appréciant la fraîcheur des vêtements, il finit par rejoindre Liv et maintenant propre, étonné de sa propre odeur, il ne put s'empêcher de glisser un avant-bras dans le dos de la jeune femme tout en disant :

- J'ai eu de la chance, si tu étais arrivée plus tard. Les poux auraient eu raison de cette crinière sauvage.

Finit-il en se servant de cette accolade pour l'emmener marcher. Sa main glissa sur la fesse correspondante de sa compagne de marche et la prenant à pleine main, il rajouta :

- Et toi donc, ca te va plutôt bien l'uniforme ... finalement.

Insistant sur le finalement, regrettant le temps où elle avait la main légère, alors qu'il resserrait ses doigts sur cette croupe pour pincer cette fesse avec fermeté mais gentillesse avant de finalement éloigner sa main non sans avoir une dernière fois giflé doucement son postérieur pour ponctuer son geste.

Saor avait fini par rejoindre la jeune femme qui l’attendait dehors. Avec un naturel désarmant, il glissa un bras dans son dos et la guidait de manière à ce qu’ils reprennent leur chemin. Lui marchant à ses côtés, elle menant sa monture à la longue. Un long frisson avait parcouru la jeune femme au contact de la main dans son dos. Guère plus habituée à de telles marques d’intimité, elle avait été surprise de la facilité déconcertante avec laquelle son vieil ami avait renoué contact ; comme si toutes ces années et leur changement de statut respectif ne signifiaient rien. C’était une sensation suffisamment agréable pour que la jeune femme décidait de ne rien en dire et elle continuait donc de marcher tout en dissimulant son trouble. D’un geste de la main, elle lui indiqua la direction de ses appartements. Liv ne possédait pas vraiment de demeure à proprement parler mais elle louait un étage d’une petite habitation non loin des quartiers commerçants. L’avantage de cette dernière était qu’elle se trouvait dans un coin relativement calme tout en étant très proche des postes de garde.

Mais lorsque le jeune homme glissa sa main auprès de son postérieur pinçant sans gêne aucune une fesse puis la claquant pour ponctuer sa dernière remarque. Elle se tourna vers lui et lui décocha de ces regards noirs dont elle avait le secret. L’éclat qui brillait dans ses prunelles vertes évoquait un danger imminent et contrastait superbement avec l’absence totale d’expression qui animait le visage de la jeune femme. Elle plissa les yeux puis retroussa légèrement la lèvre supérieure en un rictus menaçant. Imperceptiblement, la jeune femme s’était éloignée de lui.

- Fais gaffe aux endroits où tu laisses balader tes mains. J’étais pas plus une catin lorsqu’on voguait dans la même compagnie mercenaire que je ne le suis actuellement en tant que capitaine de la garde. Et si tu ne surveilles pas un peu tes gestes, il se pourrait bien que je te fasse visiter des geôles bien moins accueillantes que la cage où je t’ai trouvé suspendu.

Son ton n’était pas chargé d’autant de fiel qu’elle ne l’aurait voulu, des accents sarcastiques s’y étaient glissé malgré elle. Bien qu’elle n’aurait voulu l’admettre pour rien au monde, elle s’était sentie flattée tant par le geste que par les compliments. De la part de tout autre que son vieil ami, elle n’en aurait ressenti qu’une profonde colère et aurait aussitôt fait regretter l’initiative. Cependant, venant de Saor, elle ne pouvait vraiment en éprouver de la rancune. Elle n’oubliait pas les souvenirs qu’ils partageaient tout deux et leur évocation, même de cette manière, restait quelque peu plaisante. Ainsi, consciente de la froideur qu’elle émanait, elle rajouta sur un ton plus amusé :

- J’ai une image à préserver également.

Sur ces confidences, elle pénétra dans l’arrière-cour qui composait de l’immeuble où elle trouvait logis et confia sa monture à un garçon d’écurie après avoir pris ses fontes. Les posant sur son épaule, elle jeta un coup d’œil à Saor pour qu’il la suive et gravit les marches qui menait à l’étage qu’elle louait. Une fois arrivée dans le vestibule, elle posa les fontes au pied d’un fauteuil où elle jeta sa veste et le sabre qui pendait à sa ceinture sans plus de cérémonie. Dès lors qu’elle pénétrait chez elle, Liv se fichait bien de l’image qu’elle travaillait tant lorsqu’elle se trouvait en extérieur. Ainsi, elle retroussa les manches de sa chemise et passa une main dans ses cheveux, les décoiffant légèrement au passage. Elle indiqua ensuite la direction du salon.

- Tu peux y poser tes affaires. Je vais voir si la logeuse aurait de quoi faire un repas.

Et c’est ainsi qu’elle planta Saor, non sans avoir vérifié d’un coup d’œil que la pièce qui lui servait de bureau et de chambre était bien verrouillée, pour descendre retrouver la logeuse. Cette dernière lui préparait régulièrement des repas, surtout lorsqu’elle revenait de quelques jours d’absence et elle ne doutait pas pouvoir lui soutirer une ration suffisamment grande pour pouvoir la partager avec son ancien ami mercenaire et présentement hors-la-loi.

Saor n'etait pas homme sage et plutôt son contraire. Il aimait le risque et n'avait pas peur du danger. Aussi, il savoura ce regard noir et dangereux qu'elle lui servit en réponse et se rappela qu'il avait oublié combien ce caractère chez cette femme était important pour lui. Il était comme un enfant en train de réapprendre a marcher étant donné les années passées loin d'elle et il se délectait des réactions a ses gestes un peu rentre dedans. De plus ce ton sarcastique qu'elle lui servit ensuite, lui donna un léger frisson qu'il n'eût pas vraiment envie de voir partir tellement il était delicieux.

Oui des sentiments forts remontaient a la surface et le temps passé ensemble permettait a ces derniers de croître et ca l'enerver presque car le voleur n'etait nullement habitué a l'Amour. Aussi repondit-il a cette femme en colère et a la fois semblant touchée par ses gestes et ses paroles :

"Ô, tu sais bien que je ne prends garde qu'assit dans l'ombre dans le silence de la nuit. Tous sens ouverts, prêt a disparaître au moindre signe qu'on m'ai découvert. Et puis, je ne suis pas homme a fréquenter les putains, si ce n'est pour le travail."

Il se laissa emmené vers les appartements de sa vielle amie, ne manquant pas de lorgner sur ses formes quand il en avait l'occasion. Attiré de manière inexplicable par elle. Il découvrit où elle vivait puis lorsqu'elle décida d'aller chercher repas, il s'installa sur une chaise et croisa ses jambes sur la table avant de s'assoupir.

Et a mesure qu'il sombrait, il essayait de se convaincre que cette etrange rencontre n'etait qu'un mauvais rêve. Il etait bien impossible qu'un homme comme lui ai autant de chance. Et encore moins que sa vielle amie se soit rangée du larcin définitivement. Et il etait convaincu qu'il allait se reveiller et decouvrir la vérité et le monde comme il devait vraiment tourner.

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Liv
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Re: Filou un jour, filou toujours.

Message#2 » 19 Déc 2017, 13:27

Liv ne s’était pas donnée la peine de répondre à la tirade de son viel ami. Elle avait simplement fait volte-face et claqué la porte derrière elle. Parvenue sur le seuil des cuisines, elle s’était arrêtée un instant et avait passé une main sur son front, repoussant dans la continuité du geste ses cheveux en arrière. Les yeux mi-clos, un sourire flottant sur les lèvres, elle faisait le point sur la situation. Rien ne l’avait vraiment préparé à cette situation, assurément. Et, une fois la surprise passée, elle se sentait plongée dans une délicieux mélange d’agacement et d’amusement. Aucun doute, Saor lui avait manqué.

Mais, évidemment, elle ne lui ferait pas le plaisir de l’admettre.

Ce fut donc avec un plateau chargé de victuailles grappillées en cuisine que la jeune femme revint dans ses modestes quartiers. Comme elle pénétrait dans la pièce principale, elle marqua un temps d’arrêt. Avachi sur une chaise, les pieds sur la table, Saor lui tournait ostensiblement le dos. Au moment où elle s’apprêtait à lui lancer une remontrance, elle se figea, les yeux plissés. Aussi loin qu’elle se souvienne, le mercenaire n’avait jamais été un homme que l’on pouvait surprendre facilement. Ainsi, il s’agissait soit d’une feinte, soit son vieil ami s’était véritablement assoupi. Elle prit quelques secondes pour analyser la respiration calme et régulière puis s’avança doucement, un sourire aux lèvres. Elle déposa le plateau délicatement sur la table puis se reposa contre celle-ci de manière à faire face à Saor.

Les bras croisés sur la poitrine, elle l’observa un instant, suivant le contour de ces traits qui lui avaient été si familiers. Le temps y avait incontestablement laissé son empreinte mais, dans les plus infimes détails, elle retrouvait là un vieux compagnon avec qui elle avait fait les 400 coups. Puis, lentement, mue par une envie inexplicable, elle se pencha vers lui en tendant une main. Elle saisit une mèche de cheveux qui tombait près de son oreille et, du bout des doigts, effleurant l’angle de sa machoire. Le visage du mercenaire fut parcouru d’un tressaillement. Sans se départir de son sourire, la jeune femme se pencha davantage.

- Tu es vraiment sûr de vouloir manger ?

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Tenaka Khan
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Re: Filou un jour, filou toujours.

Message#3 » 07 Jan 2018, 00:31

Sous son visage semblant apaisé se cachait un esprit vivace en train de rêver de choses incongrues que personne n'aurait imaginé voir jouées ensemble. Entre rêve et cauchemar, il était assez difficile de décider la nature de toutes ces histoires qui se déroulaient autour de lui. Mais une chose était certaine, même si ça ne se voyait pas de l'extérieur, son esprit était assailli par l'anxiété, la frustration, la curiosité et la tristesse. Mais inutile de décrire des rêves que même l'auteur aura oublié à son réveil. Se pensant conscient dans l'inconscience du rêve, une chose était certaine, il avait peur de se réveiller en sursaut avec ces sentiments qu'il avait vécu dans ses songes sans être capable de mettre la langue sur la raison qui avait été à même de les créer.

Mais coupé du monde extérieur, il ne put pas vraiment apprécier cette contemplation intime qui venait déshabiller ses traits du regard. Seul l'effleurement féminin de ces doigts contre sa machoire furent à même de créer une réaction, car ce toucher féminin qu'il connaissait depuis si longtemps et qui l'avait tellement manqué était à même d'envahir ses rêves. Et ce simple contact vint appaiser ses songes là où d'autres auraient sursautés, voir tombé de leur chaise en équilibre instable. Mais cette voix familière finit de le réveiller là où la démarche et déambulation de liv dans la pièce avait totalement échoué.

Silencieux, il ouvrit les yeux pour les poser sur le visage de cette femme penchée outrageusement sur lui. Laissant son esprit réunir les informations et ressurgir des méandres du songe, il posa un instant son regard vers l'odeur émanant du plateau avant que sa vue fut bloquée par la présence du corps de Liv. Secouant la tête en signe de négation, son regard caressa à nouveau le corps penché outrageusement de la jeune femme. Remontant la toile moulante de ses longues jambes interminables pour finir par s'attarder sur cette poitrine rendue provocante par le penchement naturel de la jeune femme. Comme si cette dernière essayait de réveiller les quelques hormones encore endormit en lui après avoir réveillé l'homme.

D'un geste lent, il vint poser sa main sur ces doigts féminins curieux et retira ses jambes du bureau pour avoir une position moins déséquilibré en les laissant glisser au sol. La démarche rapprochant par le même effet, son visage de cette femme penchée. Il finit par rompre la distance définitivement en venant poser ses lèvres sur les siennes de manière brève. Puis, rouvrant les yeux, rétablissant la distance rompu, il conclu : "Toi aussi tu m'as manqué." Comme s'il avait su lire ses sentiments personnels mais avec la profonde certitude que c'était un coup de poker. La remarque ayant au moins le don de transpirer de sincérité. Et s'attendant à recevoir une autre gifle monumentale, il dit simplement et aussi sincèrement. "Je ne sais pas si j'ai vraiment envie de manger. Je viens à peine de sortir d'une cellule. Pour le moment, au risque de paraître grossier, j'ai surtout envie de te sentir assise sur mes cuisses."

Quelle refuse l'invitation ou qu'elle accepte, une chose était certaine, ca lui faciliterait la tâche et il n'aurait pu l'envie express de lorgner et d'admirer cette poitrine tombante offerte si généreusement par le chemisier de ce décolleté penché sur lui.

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Liv
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Re: Filou un jour, filou toujours.

Message#4 » 07 Jan 2018, 11:56

Liv n’avait jamais vraiment su à quoi s’attendre avec son vieil ami. Ainsi, lorsqu’il posa doucement la main sur la sienne, elle fut tentée d’esquisser un mouvement de recul. Saor ne lui en laissa pas le temps cependant. Comme il retirait ses pieds de la table et rompait son équilibre jusqu’ici précaire, il avançait subitement et plaquait ses lèvres aux siennes. La jeune femme fut trop surprise pour tenter quoi que ce soit et le contact, aussi bref fut-il, fit naître chez elle une multitude d’émotions. Un bon nombre de souvenirs revinrent également à l’assaut, lui rappelant un passé qu’elle croyait oublié. La phrase que lâcha alors l’ancien voleur y fit écho. Encore abasourdie par l’audace de son vieil ami, Liv se redressa légèrement. Elle sentait son regard glisser le long de ses courbes, plein d’assurance quant aux événements à venir. La tête légèrement penchée de côté, Liv ne parvenait pas dissimuler le sourire que les paroles de Saor faisaient naître.

- En effet, c’est plutôt grossier, finit-t-elle par souffler non sans ironie.

Elle se tourna à demi vers le plateau qu’elle avait posé devant lui et le poussa légèrement sur le côté de manière à se ménager une place en face de lui. Elle s’y assit et croisa les jambes, frôlant au passage la cuisse du mercenaire. Jusqu’ici, elle ne l’avait pas lâché des yeux, un sourire mutin accroché aux lèvres. Avec une lenteur exagérée, elle finit par se pencher en avant tout en croisant les bras sur sa poitrine, consciente du décolleté qu’elle offrait alors dans cette position. Et, comme elle l’avait espéré, elle vit le regard de son ami y plonger allègrement.

- Si je venais sur tes cuisses, comprends-tu, je serais ensuite obligée de te demander combien tu paierais pour une nuit en ma compagnie.

La jeune femme avait décroisé ses jambes, les passant de part et autre du mercenaire et s’était redressée. Elle le surplombait désormais de toute sa hauteur, inclinant la tête pour continuer de le regarder. Elle marqua une légère hésitation pour ménager son effet puis, s’appuyant de ses deux mains sur le dossier de la chaise, elle se baissa légèrement pour placer son visage à hauteur de celui de Saor. Ses yeux dérivèrent un instant sur ses lèvres, remontèrent le long de sa mâchoire puis vinrent se planter dans ses yeux, implacables.

- Or regagner le temps perdu et renouer avec le passé n’a pas vraiment de prix, qu’en dis-tu ?

Sans attendre de réponse de sa part, elle s’attaqua à ses lèvres. La jeune femme marqua son baiser d’une légère morsure, saisissant la lèvre inférieure du mercenaire entre ses dents. Comme elle ne sentait aucune résistance de sa part, elle finit par franchir la barrière de ses lèvres, dardant sa langue à la recherche de la sienne. Toujours appuyée sur le dossier de la chaise, se cambrant exagérément pour tenir la position, elle finit par fléchir légèrement les jambes pour se rapprocher de lui tout en veillant à ce que leur corps ne se touchent pas, décidée à maintenir cette tension, toujours palpable, entre eux.

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Tenaka Khan
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Re: Filou un jour, filou toujours.

Message#5 » 28 Jan 2018, 12:06

La réaction de l’ancienne voleuse dérouta Saor l’espace d’un instant. Il ne savait pas vraiment s’il avait fait une bêtise ou si elle éprouvait la même attirance envers lui. Puis, elle commenca son jeu langoureux, il serra les dents pour empêcher le loup en lui de bondir sur sa proie alors qu’il dégustait le repas sensuel que la jeune femme lui servait. Son regard glissant sur ses jambes alors qu’elle les croisait. Frémissant au contact de cette jambe qui vint frôler sa cuisse. Qu’est ce qu’il la trouvait belle ainsi, assise royalement sur le bureau, les jambes croisées. Mais il ne savait plus vraiment où donner du regard car déjà, elle se penchait vers lui l’obligeant à relever les yeux vers son décolleté. Il ne savait pas ce qu’elle venait de lui dire, Ces assaults mettant à mal sa concentration. Car, alors qu’il essayait de raccrocher son regard et la conversation, la voilà qui décroisait ses jambes pour le dominer de taille.

Et alors que le soin apporté à la distance entretenait son excitation, qu’elle semblait hésité, l’air de sonder au fond de son âme. la louve sensuelle finit par frapper, le prenant finalement au dépourvu. Lui, essayant tant bien que mal de répondre à ce baiser mordant et profond. Comblant finalement son impatience mais tout en créant un manque en refusant le contact corporel. Et c’est ainsi que se délectant de ses lèvres et de sa langue, seules choses qu’elle acceptait de lui donner, qu’il vint rompre cette distance en posant ses mains sur sa taille cambrée, bien décidé à découvrir ce corps qui l’avait si longuement nargué.

Il finit par rompre le baiser l’espace d’un instant pour répondre à la conversation en disant :

“Tu peux toujours m’attacher à cette chaise si tu tiens vraiment à jouer à la milicienne qui a attrapé un voleur. Un interrogatoire profond serait totalement justifiable !”

Puis, il réfléchit à ses dernières paroles et finit en esclandre :

“Au diable, le temps perdu ! On est trop vieux pour ressasser des regrets.”

Tirant sur sa taille, il l’obligea à avancer à l’horizontal pour pouvoir aller mordre au travers de la chemise l’un de ces tétons qui ne l’avait que trop longtemps nargué et profita de la position pour mettre geste à ses derniers propos en venant lui asséner une fessée sur sa fesse droite avant de finalement la pétrir gracieusement de caresses méritées. Tout ca pour dire : Allez, viens t’asseoir. Tout en ponctuant littéralement de quelques mots :

“En attendant, mes bras sont libre, si tu comptes me faire tourner en bourrique encore un temps, il faudra y remédier.”

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